Accords en noirs (de fêtes)

Bien sûr, c’est un cliché.

La petite robe noire, dont le concept a été immortalisé par Chanel, pour être ensuite repris par Alaïa, ou Saint Laurent, avant de devenir le nom déposé d’un parfum de Guerlain, en période de fêtes de fin d’année, c’est tellement attendu qu’on en baillerait d’ennui ?

Eh bien oui.

Sauf que non.

La petite robe noire de créateur, en cette fin 2013, c’est aussi une collection capsule très éphémère signée Monoprix, avec cinq créateurs pas forcément parmi les plus renommés, mais à coup sûr parmi les plus talentueux du moment.

Une collection capsule très réussie et aussi très vite partie, dès la fin novembre.

Moins de 24 heures après la mise en ligne sur le site, le stock avait totalement fondu.

Restait à attendre l’arrivée en magasins.

Là non plus, les choses n’ont pas traîné, mais j’ai réussi à mettre la main sur le modèle un peu baby doll de Gilles Daecon, dont j’adore le noeud très graphique et les effets de matières mat/brillant.

Parmi mes mes préférées figuraient aussi la robe drapée de Yiking Yin.

Et celle à basque asymétrique d’Hussein Chalayan.

Pour chacune d’entre elles, je me suis amusée à associer un modèle de la collection Exclusif Paris.

Pour « ma » Gilles Daecon, je verrais bien une ballerine faussement sage, à boucle baroque, la Paola.

Pour la robe aux réminiscences sixties d’Hussein Chalayan, j’aime le chic un peu rétro de l’escarpin Wallis, aux faux airs de mocassin.

Enfin, pour contraster avec le jeu drapé du modèle signé Yiking Ling, les talons me semblent indispensables. Le bien nommé Voltige, avec ses élégantes perforations, s’est imposé sans hésiter.

A vos p’tites robes noires ! Et passez de bonnes fêtes.

Mix & match !

Le jacquard, le jacquard, le jacquard !

Depuis des années, je nourris une coupable passion pour le jacquard. Soit de la maille aux motifs tricotés, et non pas imprimés. Kenzo en faisait de magnifiques, aux origines de la marque, du temps où Kenzo Takada dessinait les collections.

Ce gilet n’a jamais atterri dans mon Monoprix. Je l’ai donc acheté sur l’e-shop, avec, pour faire bonne mesure, le pull de même motif, dont j’aime les manches trois-quarts. Sans trop savoir ce que ça allait donner, côté potentiel, puisque je n’avais pas eu les pièces en main.

Au final, j’ai gardé les deux mais ne porte pas l’ensemble en twin-set, je dépareille, je « mix & match » selon le terme modesquement en vigueur.

La météo plus que maussade se prêtant totalement aux superpositions, je l’ai donc superposé à une marinière aux rayures rouges, ayant fait du rouge le fil conducteur de ce look, jusqu’à la pointe des pieds avec une paire de boots vermillon.

Elles sont dans mon dressing depuis plusieurs saisons déja, mais ne sont pas m’évoquer le modèle Quesal que propose cette saison Exclusif Paris.

Si jamais le coeur vous en dit…

*** Gilet Monoprix, marinière Zara (ancienne collection), jean H&M
boots Zinda, bracelets Bala Boosté et ThisIsMyIt
vernis Kate Moss, Salon Pro de Rimmel, coloris Hip Hop
et… en guest star, chaise Ava de Roche Bobois ***

Telle une Bluebell girl

Déjà rien que le nom du modèle prête à fantasmer…

Recevoir une nouvelle paire de chaussures en direct de chez Exclusif, c’est toujours la promesse de déballer le papier de soie avec une certaine fébrilité.

Cette fois encore, je n’ai pas été déçue en découvrant « in real life » les boots Bluebell.

Je le confesse, je ne sais même pas combien je possède de paires de boots. C’est le type même de chaussures que j’accumule sans remord, tant elle s’accorde de tous les types de tenues et de toutes les saisons (tout particulièrement quand, comme en ce moment, le printemps n’en est en fait pas vraiment un).

La matière est douce, mate, la couleur sublime et les petits clous sont disposés de manière à renouveler le genre. Quant au talon, il a la hauteur idéale.

Faute de météo suffisamment clémente – hélas même pas sur le festival international de mode et de photo de Hyères où je me suis rendue le week-end dernier – je n’ai pas encore inauguré mes Bluebell avec la première tenue que j’ai concoctée pour elles. La base, un jean brut et straight Levis que j’ai trouvé tout dernièrement bradé aux Galeries Lafayette à… 35 euros au lieu de 90 (une vraie belle prise de soldes flottants, d’autant qu’il est toujours en vente plein pot sur le site de Levis !) et un top de dentelle à col noir qui me rappelle furieusement Alexa Chung, qui a beaucoup fait pour réabiliter ces petits cols de fille – faussement – sage, déniché lui chez Monoprix, toujours grand pourvoyeur de jolies pièces à prix très raisonnables.

Et quelque chose me dit, si la météo persiste à demeurer maussade, que les Bluebell s’accorderaient à merveille avec la jupe de cuir qui me tente, qui me tente, qui me tente… depuis de longues semaines.