Comment bien accorder ses chaussures à son costume ?

Si certains accords vestimentaires relèvent du bon sens, d’autres paraissent en revanche moins évident. De notre constat, la question des chaussures est souvent revenue : Quelle teinte dois-je user pour un costume bleu marine ? Mes richelieus noires sont-elles une faute de goût si je les porte avec un costume gris ?
Vous l’aurez ainsi compris, cet article a pour but de vous aider à faire les bons choix. Au travers de rappels simples mais indispensables, vous découvrirez au fil de votre lecture toutes les règles essentielles à la maîtrise des accords couleurs, et plus précisément les accords entre votre costume et vos chaussures. Commençons !

Les fondamentaux

> Un costume noir ne s’accorde pas avec des chaussures marron. Les dandys pourront tenter de jouer avec les contrastes et les couleurs vives : Pour le reste, restez sur une chaussure noire ou un léger bordeaux.

> Les chaussures noires vont avec TOUT ! Considérées comme le soulier de ville par excellence, la chaussure noire est parfaite pour ceux qui ne veulent être sûr de viser juste ou simplement pour ceux qui aiment la simplicité. Elle vous donne un air conventionnel et cadré : Elle est parfaite pour aller au travail ou pour les grands évènements.

> N’importe quel fashionista vous dira que les chaussures blanches avec un costume sont à bannir. Cependant, les tendances ont depuis évolué, et vous pouvez tout à fait porter des baskets blanches avec un costume bleu marine pour un look efficace et décalé. Vous pouvez aussi évidemment les porter avec un costume dépareillé.

(Source : Lookastic.fr)

Les accords essentiels

Pour être certain de ne plus vous perdre entre les choses à faire et ne pas faire, on vous a mis quelques suggestions de couleur que l’on a illustrées en parallèle. Impossible maintenant de laisser au placard votre paire de richelieus car vous vous êtes trompé de couleur ou de sortir avec un air sorti tout droit d’une sitcom des années 80. A la fin de la lecture de ce guide, les accords seront pour vous un automatisme si vous suivez toutes ces règles élémentaires :

Costume marron foncé :

Accordez-le avec toutes les teintes de marron plus foncées que votre costume.

 

Costume noir :

On vous conseille fortement de l’accorder avec des chaussures noires ou bordeaux si vous souhaitez rehausser votre ensemble avec un peu d’originalité.

Un exemple qui pousse cet accord à l’extrême : Le costume noir avec les chaussures rouges. Le costume noir peut être une arme redoutable pour qui sait maîtriser les contrastes. (source : Fashion Finder)

Costume gris

De la même manière qu’en portant un costume blanc, vous pouvez vous autoriser toutes les teintes.

 

Costume bleu marine :

On ne saurait que vous conseiller des chaussures marron ou gold. Le marron permet au bleu de ressortir davantage et cassera un côté sérieux/working man pour faire ressortir un look plus moderne. Plus conventionnel, le noir est également un must d’élégance mais donne un look plus « corporate ».

 

Costume blanc

Vous pouvez absolument tout vous autoriser. N’importe quelle teinte saura sublimer un costume blanc, tant que vous savez le porter.

Et les chaussettes ?

Et oui : Si vous portez des richelieus noires parfaites, accordées au diapason avec un costume bleu marine taillé au millimètre mais que vous avez des chaussettes rayées jaune et orange, ça ne risque pas de changer grand chose : Vous aurez toujours l’air d’une guirlande de Noël. Bon, je vous accorde que j’exagère, mais il reste tout de même courant de voir des looks propres et maîtrisés gâchés par un accord de chaussettes trop ambitieux, ou simplement mauvais. Rectifions le tir !

 

Quelques règles à respecter :

> On dit au revoir aux chaussettes blanches. Par pitié.

> Les chaussettes doivent être suffisamment longues pour ne pas laisser voir vos mollets quand vous vous asseyez. Ce n’est pas obligatoire, mais c’est clairement top si vous le faites.

> Si vous êtes de petite taille, ne cherchez pas la complication : Accordez vos chaussettes à vos chaussures pour allonger et affiner votre silhouette.

 

La base

En théorie, il faut accorder ses chaussettes à son pantalon ou ses chaussures. Si vous ne voulez pas vous casser la tête, c’est donc très simple : Prenez des chaussures bleu marine pour un pantalon bleu marine, des chaussures marron pour un costume marron. Pas besoin d’avoir fait un doctorat pour comprendre la logique, c’est la moins casse-tête et la plus passe-partout. Ca, c’est la première école.

Une deuxième façon d’accorder ses chaussettes est de les composer avec un accessoire/détail que l’on porte. Par exemple, vous pouvez accorder vos chaussettes avec votre ceinture, une cravate, un bracelet de montre (Le summum du raffinement pour les grands perfectionnistes !). Attention néanmoins à ne pas faire trop pour ne pas ressembler à une guirlande de Noël : Un look audacieux est un look finement pensé.

Lorsque vous maîtrisez bien les couleurs, vous pouvez aussi penser aux chaussettes à motifs ! Meilleure amie des tenues chic comme décontractées, la chaussette à motifs est un excellent moyen de se démarquer et de se donner un look très personnel et typé. Deux règles à respecter cependant :

Un exemple de rappel très bien négocié : Un costume dépareillé et des chaussettes à pois qui rappellent élégamment la veste. (Source : Verygoodlord.com)

– Comme dit plus haut, éviter les accords surchargés lacets-chaussettes-cravate-montre-portefeuille-ceinture au risque de ressembler à un plot de signalisation.

On évite les combos de couleur connotés comme le rouge et le vert.

Pour le reste, vous avez champ libre !

Voilà, si vous avez tout lu, vous êtes maintenant capable de dompter votre garde-robe à la perfection. Les accords chaussure-costume n’ont plus de secret pour vous, et vous savez même élégamment vous vanter de savoir faire matcher une paire de chaussettes jaune avec un costume bleu marine. La classe, quand vous voyez qu’il y a encore 15 jours vous ne portiez que du noir…

Fantasme ultime, la Tour Eiffel

La Tour Eiffel, fantasme et réalité.

Voilà maintenant 128 ans que la tour Eiffel est sur pied. La tour Eiffel, ou plutôt NOTRE tour Eiffel, comme on aime se le dire à chaque fois que l’on passe devant ou que l’on aperçoit le bout de son nez au détour d’un pique-nique en bord de Seine. Symbole du chic et du glamour Parisien, celle que l’on aime encore surnommer la Dame de Fer continue de faire rêver les âmes voyageuses et étrangers de tous bords : En 2016, elle accueillait encore 7 millions de visiteurs excités du spectacle qu’offre son panorama mais surtout d’être montés dans la structure qui fait rayonner la France depuis maintenant 3 siècles. Mais qu’a-t-elle de si spécial et quelle est son histoire ?

Au travers de petites anecdotes et de parenthèses historiques, nous allons tenter de vous expliquer ce qui fait que la tour Eiffel est la tour Eiffel, son influence tant esthétique que socio-culturelle, sa place dans les arts et toutes les informations croustillantes que peut avoir un édifice de cette renommée… Suivez le guide !

 

Un contexte unique…

Oeuvre impressionnante par sa grandeur et sa complexité, la tour Eiffel est surtout le symbole du progrès.

Edifiée en deux ans, deux mois et cinq jours, la tour Eiffel est terminée en 1889 soit la même année que l’Exposition Universelle et culmine à 312 mètres. Elle devient alors le monument le plus haut du monde : Pour l’anecdote, elle conservera ce titre pendant près de 40 ans, jusqu’à la construction du Chrysler Building en 1930 ! (Et si la flèche de la tour était comptée dans ces statistiques, elle le dépasserait encore. Oui, vous pouvez dire que c’est l’arnaque.)

Mais s’il y a une morale à tirer de l’érection de la tour Eiffel, c’est que les parisiens ont beaucoup de chance. La Dame de Fer, comme on aimait déjà l’appeler à l’époque, était supposée être éphémère. Et on n’ira pas dire que c’était la mauvaise décision !

Tour-eiffel-couple

 

L’Enfant Terrible de Lutèce

De nos jours, les gratte-ciels sont présents dans les skylines de toutes les grandes villes : Autant dire que voir s’ériger une tour en métal de 300 mètres nous choquerait moins qu’au siècle dernier. Mais remise dans le contexte de son époque, on peut comprendre le peu d’engouement que beaucoup ont montré pour la tour Eiffel :

– D’abord, c’est l’édifice le plus haut du monde et contrairement aux très hauts buildings qui sortent de terre à New York, la tour Eiffel n’est pas faite en brique mais en acier. C’était certes une innovation pour l’époque, mais c’est la première fois que l’on habituait les gens à cela et on comprend que les riverains et habitants voisins ne soient pas hyper rassurés à l’idée de la voir potentiellement s’écrouler.

– Ensuite, nous sommes en 1889 : La France n’est pas laïque mais catholique. Alors que les horizons des grandes villes sont dominés par la hauteur des clochers, voilà que l’on construit un édifice – Laïque – en métal qui surplombe de plus de 3 fois la cathédrale de Notre-Dame !

– Et enfin, précisons-le tout de même : Elle ne sert à rien. A cette époque, la Dame de Fer n’a pas franchement d’utilité. Les antennes radio/téléphoniques viendront bien plus tard : Elle reste donc en attendant une tour en métal pourvue de deux ascenseurs et rien d’autre.

Ceux qui la trouvaient déjà peu esthétique avaient donc toutes les raisons du monde de vouloir son démantèlement. D’ailleurs, après la décision de rendre la tour définitive dans le paysage urbain Parisien, nombreux étaient les détracteurs à s’insurger contre la décision de garder la tour Eiffel : Une pétition a même été publiée dans le journal Le Temps de l’époque.

Mais le plus drôle, c’est probablement de voir qu’une bonne moitié des auteurs Français les plus connus (vous savez, ceux que l’on vous a imposé de lire pour votre bac de Première) l’ont signée :

Guy de Maupassant la décrit comme un « cauchemar inévitable et torturant »

Paul Verlaine : « Squelette de beffroi »

Léon Bloy : « Ce lampadaire véritablement tragique »

– Extrait d’une lettre signée par Charles Garnier, Guy de Maupassant, Sully Prudhomme, Leconte de Lisle et Alexandre Dumas fils : « II suffit d’ailleurs, pour se rendre compte de ce que nous avançons, de se figurer une tour vertigineusement ridicule, dominant Paris, ainsi qu’une noire et gigantesque cheminée d’usine, écrasant de sa masse barbare […] toutes nos architectures rapetissées, qui disparaîtront dans ce rêve stupéfiant. »

Si vous êtes parisiens et que la lecture de leurs ouvrages n’est pas un bon souvenir, ces petits extraits vous donnent au moins une raison de vous y conforter…

Toujours est-il que la tour Eiffel est toujours là, et que Gustave Eiffel reçut quand même la Légion d’Honneur pour son oeuvre. En réponse à cette vague de protestation, il publia simplement une réponse à la lettre jointe à la pétition avant d’ironiser : « La tour est inutile, sans doute. Donc elle est nécessaire ». Une manière d’artiste pour répondre à des artistes.

 

Madame la Muse

A cheval sur 3 siècles, la tour Eiffel a tout vu, tout entendu : L’invention de la voiture, les bombardements de deux guerres, les années folles… Symbole de Paris de surcroit, elle inspirera de nombreux artistes mais sera aussi le théâtre de nombreuses anecdotes mirobolantes qui prouvent qu’encore maintenant, la tour Eiffel est un objet de fantasmes et de rêve.

Tous les plus grands peintres l’ont représentée. Chagall, le Douanier Rousseau, de Staël… Les plus populaires sont les toiles de Delaunay, à la mode cubiste, dans une série de 1910.

La Tour Eiffel la Seine au coucher du soleil

1913 Marc Chagall Paris a travers la fenetre

Elliot-Erwit-tour-Eiffel-1953

Mais la tour Eiffel, c’est aussi une icône pour le cinéma, comme pour les cinéastes :

– François Truffaut est fasciné par la tour Eiffel depuis ses 13 ans. Presque de façon compulsive, il en collectionnera les répliques, l’unes d’entre elles servant même d’arme pour assommer un adversaire dans son film Vivement Dimanche !

– Claude Chabrol : L’homme qui vendit la Tour Eiffel de Claude Chabrol. Il raconte l’histoire d’un escroc qui tente de convaincre un riche aristocrate que la tour Eiffel est en vente. Le plus drôle, c’est que l’histoire ne sort pas de nul part puisqu’il s’est inspiré d’une histoire vraie !

Le-Paris-de-François-Truffaut

Crédits : Paramount Pictures

1948-Perugia-Avedon

 

A l’origine du Mythe de la Parisienne

Mais la Tour Eiffel est aussi solidement associée à l’image de la Parisienne. Encore de nos jours, si vous demandez à un touriste quelle est l’image qu’il se fait des Parisiennes, il est quasiment certain qu’il évoquera un certain raffinement, un luxe, une légèreté… Ce « Mythe de la Parisienne » ne date pas d’hier et est intimement lié à la Dame de Fer.

Ysl-mon-paris

ysl-mon-paris

Fantasme des poètes (Man Ray la présente comme un « sexe érigé entre les jambes d’une femme« , Paul Fort dit aller regarder « sous la jupe de miss Platine« …) mais aussi des grands créateurs, on commence déjà à associer peu à peu la tour Eiffel à l’idée de la Parisienne à partir de la fin du XIXème siècle.

Marion-cotillard-dior

Peu à peu, les grands photographes, les écrivains, poètes et surtout les maisons de Haute-Couture capturent la tour Eiffel sous tous ses angles. Mais surtout, à partir des années 20 et l’émergence des années folles, toutes les grandes Maisons de Haute-Couture françaises mettent en scène la Parisienne devant la tour de 300 mètres, dans une esthétique de luxe et de raffinement.

La Parisienne et la tour Eiffel deviennent alors indissociables : La Dame de Fer devient alors la personnification de la Parisienne, fatale et sensuelle.

Comparer une tour à la Parisienne, vous trouverez peut-être cela exagéré… Mais quand on se replonge dans son histoire, c’est en fait très évocateur. Rappelez-vous que la tour Eiffel devait être détruite et qu’elle a provoqué un énorme tollé à l’époque, chez les intellectuels mais aussi ses riverains. Le fait qu’elle soit encore debout de nos jours, comme si elle était intouchable, donnait l’impression d’une tour Eiffel hautaine, provocante, élégante, libre.

Cela ne vous rappelle rien ? Appliquez maintenant tous ces qualificatifs à… La Parisienne ! Voilà, vous avez fait le lien.

Tour-eiffel-grace

Tour-eiffel-grace

Les 3 plus endroits pour contempler la Tour Eiffel

 

De l’intérieur, le Jules Verne.

Comment résumer le Jules Verne en quelques mots pour ceux qui ne le connaitraient pas ? Ah, oui : C’est le restaurant qui se trouve au deuxième étage de la Tour Eiffel. Rien que ça.

Vous l’aurez compris, ce restaurant est littéralement unique au monde. On imagine que la cuisine n’est pas mal non plus puisqu’elle est gérée par le chef étoilé Alain Ducasse… Les plats sont généreux et le menu l’est tout aussi, pour un prix oscillant entre 190 et 230€ pour un menu de 5 à 6 plats. L’expérience d’une vie à réserver aux plus gourmands !

Vie de Palace, le Sangri-là.

A 700 mètres de la Tour Eiffel Rive droite de la Seine, sur l’avenue Iéna, profitez d’une vue à couper le souffle dans l’une des suites de ce célèbre palace. Rien de plus grisant que prendre son petit déjeuner face à Madame. N’hésitez pas à vous octroyer une petite nage digestive dans la piscine intérieure de l’hôtel, qui compte parmi les 5 plus belles de Paris !

Restaurant sur les toits de Paris : la Maison Blanche.

Si vous cherchez une vue imprenable sur la tour Eiffel et les toits de Paris, alors filez tout de suite à la Maison Blanche, notre coup de coeur du moment. La maison blanche, c’est un restaurant avec une terrasse qui offre une des plus belles vues sur la tour Eiffel et les quartiers chics parisiens. Ambiance cozy et aérée au rendez-vous : Le restaurant s’étend sur plusieurs étages, dans lesquels vous pourrez profiter d’une cuisine réalisée par des pointures de la gastronomie Française dans un cadre forcément inoubliable.

 

Rendez-vous sur la tour Eiffel,

La Seine à nos pieds a l’air d’une écharpe blonde

Rendez-vous entre terre et ciel,

Ecoutons Paris chanter, vibrer à la ronde.

De Montmartre c’est la cloche, c’est l’angélus du soir,

De Grenelle sur le pont un métro qui s’efface

Et de l’Etoile à Clichy jusqu’au bout des boulevards

C’est la voix de la Cité qui monte dans l’espace.

Quelques dômes s’allument, irréels

Et près du Rond-Point joyeux des jets d’eau s’élancent.

C’est la nuit de Paris, spectacle merveilleux.

C’est la nuit de Paris, c’est notre romance.

Aimons-nous, chérie, entre terre et ciel,

Rendez-vous sur la tour Eiffel.

 

 

RENDEZ-VOUS SUR LA TOUR EIFFEL de Charles Trenet

Icônes du style : Serge Gainsbourg

Voilà maintenant 26 ans que Serge Gainsbourg a tiré sa révérence. Pourtant, l’homme à la tête de chou, tantôt nonchalant et tantôt provocant, n’a pas été oublié pour autant et continue de marquer les esprits avec ses compositions.

Mais le mythe ne perdure pas qu’au travers la musique, qu’il a toujours considéré comme un art mineur. 30 ans plus tard, on se rappelle surtout de sa personnalité débordante, provocatrice, mais aussi de son style négligé et nonchalant que lui seul savait cultiver.

Crédit photo "Parisfaitsoncinema"
Crédit photo « Parisfaitsoncinema »

SON LOOK

En véritable dandy, Gainsbourg soignait son look bien avant sa célébrité : Déjà dans les années 50, Lucien Gainsbourg, alors pianiste de cabaret à la renommée balbutiante, soignait déjà un style très parisien « rive gauche » avec des cheveux courts impeccablement coiffés, un costume fermé et une sobre chemise blanche.

Dans les années 60, l’artiste incompris s’émancipe, et commence à cultiver une élégance nonchalante décontractée qui fera partie intégrante du personnage et de sa renommée… Chacune de ses apparitions habitue le public à des pantalons droits, des vestes négligemment fermées et une élégance presque insolente que semblent crier ses cheveux longs et ébouriffés.

Dans les années 80, le Dandy Gainsbourg disparaît peu à peu au profit d’un « Gainsbarre » à l’allure plus trash : Le blazer et le costume laissent place aux jeans délavés et aux chemises en denim qu’il gardera jusqu’à sa mort en 1991. Ses cheveux restent longs et il cultive une coiffure négligée assortie d’une barbe de trois jours poivre et sel. (Bon, à cette époque, il cultive également les dérapages sur les plateaux TV, mais on omettra de le préciser.)

Mais le look Gainsbarre est en réalité bien plus travaillé qu’il ne le semble, et c’est bien là que réside tout le génie de Gainsbourg. Cette apparence négligée était minutieusement millimétrée : Jamais on ne verra Serge sortir sans sa Breitling ni quelques gouttes de parfum Van Cleef & Arpels, tout comme ses Gitanes qui ne s’accordaient qu’avec son briquet Dupont.

Ces manières le placent comme un ambassadeur de la « classe à la Française » : Même alcoolique, dépressif, rebelle et incompris, il est dans l’imaginaire collectif l’homme qui a toujours trouvé le temps de maintenir son élégance et un voile de poésie. Il est celui qui a donné l’impression que les Français avaient une élégance innée, presque invoulue, et ce jusque dans les chaussures…

Crédit photo « vintagemakeup »
Crédit photo « fipradio.fr »
Source « http://madame.lefigaro.fr/ »

LES CHAUSSURES

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les chaussures de Gainsbourg ont tout autant marqué les esprits que ses vestes en denim.

Pour la petite anecdote, Gainsbourg était connu pour détester marcher et supportait encore moins  de porter des chaussures : Autant dire qu’une session shopping en sa compagnie devait être une partie de plaisir. Au début des années 70, alors qu’il faisait du lèche-vitrine à Paris avec sa compagne de l’époque, Jane Birkin lui fait essayer une paire de richelieus en cuir blanc inspirées des souliers de jazz : Les Repetto modèle « Zizi ». Ces souliers l’accompagneront jusqu’à la fin de sa période Gainsbarre : « Repetto à perpèt’ », aimait-il ainsi dire.

On dit même qu’il en achetait près de 30 paires par an ! Encore aujourd’hui, ces chaussons de jazz devenus de véritables icônes de style inspirent encore de nombreux chanteurs et créateurs…

Crédit photo « ohmymag.com »
Crédit photo « mode.blog.lemonde.fr »

HOMMAGE

Dont nous, bien évidemment. Et oui, on ne peut pas se porter garant de l’élégance à  la Française sans s’intéresser un peu à Gainsbourg. Nous avons donc voulu lui rendre hommage en faisant ce que l’on savait faire le mieux : C’est ainsi qu’est né le richelieu Gainsbar. Clin d’œil assumé à ses éternelles repetto blanches, le modèle Gainsbar représente notre interprétation de l’élégance masculine sous le prisme de Serge Gainsbourg. Nous avons donc fait une chaussure au cuir ultra-fin et ultra confortable, et retravaillé le patronage à notre manière pour en faire un richelieu unique et polyvalent.

Iconique Gainsbourg

Iconique Gainsbourg

Gainsbar

Richelieu Gainsbar

Et tout comme notre homme à la tête de chou, vous pouvez le porter en toutes circonstances : Si vous êtes mal à l’aise dans un costume bleu et que vous préférez sortir vos clopes de la poche d’une veste en jeans, vous êtes libre de lui rendre hommage et de porter ces richelieus avec une composition en denim. L’idée, c’est vraiment d’en faire ce que vous voulez.

 

« Parce que Gainsbourg, c’était l’élégance nonchalante, le charisme au naturel, la classe déstructurée. L’héritier de Baudelaire, un artiste torturé, un rebelle mélancolique. Bref, c’était la culture de l’élégance. »